Aller au contenu principal

Le vin blanc est-il bon pour la santé ? Ce que montrent les études

Actualisé le

Le vin blanc est-il bon pour la santé ?

Le vin rouge a longtemps eu la réputation d’être « bon pour le cœur », et le vin blanc a fini par profiter du même discours. Les études disponibles ne permettent pourtant pas d’affirmer que le vin blanc, pas plus que le rouge, est bon pour la santé : c’est une boisson alcoolisée, et l’Organisation mondiale de la santé rappelle qu’aucun niveau de consommation d’alcool n’est sans danger.

Ce que contient un verre de vin blanc

Un vin blanc est composé à plus de 80 % d’eau. Vient ensuite l’éthanol, le plus souvent entre 11 et 14 % du volume, puis des acides (tartrique, malique, lactique), des sucres résiduels en quantité variable (quelques grammes par litre pour un vin sec, bien davantage pour un moelleux ou un liquoreux), du glycérol, des composés aromatiques et des polyphénols. Comme il fermente sans les peaux du raisin, il contient beaucoup moins de polyphénols qu’un vin rouge. Il contient aussi des sulfites, que la réglementation européenne autorise en quantité un peu plus élevée dans les blancs secs que dans les rouges secs.

L’alcool apporte 7 kcal par gramme : un verre standard, qui contient 10 grammes d’alcool pur, apporte donc environ 70 kcal par son seul alcool, auxquelles s’ajoutent celles des sucres. Pour les vins produits depuis le 8 décembre 2023, la liste des ingrédients et la déclaration nutritionnelle doivent être fournies au consommateur, sur l’étiquette ou par un QR code.

Les études souvent citées

Les articles qui vantent le vin blanc s’appuient sur une poignée de travaux : un essai israélien qui a suivi pendant deux ans 224 personnes diabétiques de type 2 buvant un verre de vin rouge, de vin blanc ou d’eau minérale au dîner ; des analyses de composés du vin blanc comme l’acide caféique ou le tyrosol ; des expériences menées sur des souris ; une étude d’observation de l’université de Buffalo sur la fonction respiratoire. Ces travaux portent sur de petits effectifs, sur des animaux ou des cellules, ou sur des associations qui ne prouvent pas un lien de cause à effet. Aucun ne permet de recommander le vin blanc pour la santé.

Ce que disent les autorités de santé

L’alcool est classé cancérogène certain pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer. Il augmente notamment le risque de cancers de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du foie, du côlon et du rectum, et du sein. Le type de boisson ne change rien à ce risque : c’est la quantité d’éthanol qui compte. Selon l’OMS, aucune étude ne démontre que les effets bénéfiques supposés d’une consommation faible ou modérée l’emportent sur le risque de cancer.

La réglementation européenne en tire les conséquences : aucune boisson titrant plus de 1,2 % d’alcool ne peut porter d’allégation de santé, et la publicité pour les boissons alcooliques est limitée en France à une information objective sur le produit (origine, appellation, composition, degré, caractéristiques gustatives).

Les repères à connaître

Pour les adultes qui consomment de l’alcool, Santé publique France et l’Institut national du cancer recommandent de ne pas dépasser 10 verres standard par semaine, de ne pas boire plus de 2 verres standard par jour et d’avoir des jours sans consommation dans la semaine. Un verre standard contient 10 grammes d’alcool pur, soit environ 10 cl de vin à 12 %. Ces repères limitent les risques sans les supprimer : selon Santé publique France, les risques existent dès le premier verre quotidien.

  • Au volant, l’alcoolémie autorisée est de 0,5 g par litre de sang, et de 0,2 g pour les conducteurs en permis probatoire.
  • Pendant la grossesse, l’alcool est déconseillé dès le premier verre.
  • L’alcool interagit avec de nombreux médicaments : en cas de traitement, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

À lire ensuite

↑