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Le meilleur vin pour la santé ? Ce que disent les études

Actualisé le

Quel est le meilleur vin pour la santé ?

Vin rouge riche en resvératrol, grand cru « plus sain » qu’un vin ordinaire, verre du soir « relaxant » : les promesses ne manquent pas. Aucune ne tient devant l’état des connaissances. Il n’existe pas de vin bon pour la santé, et la réglementation européenne interdit d’ailleurs toute allégation de santé sur les boissons titrant plus de 1,2 % d’alcool.

Ce que montrent vraiment les études

Les études d’observation qui ont comparé des buveurs modérés de vin à des abstinents ont longtemps suggéré moins de maladies cardiovasculaires chez les premiers. Ces études ne prouvent pas un lien de cause à effet : les abstinents comptent d’anciens buveurs malades, et les buveurs modérés ont souvent un mode de vie différent. Quant aux effets du resvératrol ou des autres polyphénols du vin, ils ont surtout été observés in vitro ou chez l’animal, à des doses très supérieures à celles d’un verre.

Les affirmations que l’on lit parfois, sur une protection contre la maladie d’Alzheimer ou le cancer du poumon, ou sur un effet apaisant du vin, ne reposent sur aucune démonstration. L’Organisation mondiale de la santé rappelle au contraire qu’aucun niveau de consommation d’alcool n’est sans danger, et que toute boisson alcoolisée, quels que soient son prix et sa qualité, présente un risque de cancer.

Rouge, blanc ou rosé : des différences de composition

Le vin rouge, qui macère avec les peaux du raisin, contient davantage de polyphénols et de tanins que le vin blanc ou le vin rosé. Les vins blancs et rosés secs contiennent en général un peu plus de sulfites. Ces différences jouent sur le goût, la couleur et la conservation du vin, pas sur ses effets sur la santé, qui tiennent d’abord à l’alcool qu’il contient. Un grand cru de Bordeaux, de Bourgogne ou du Rhône ne fait pas exception : il contient autant d’alcool qu’un vin plus modeste de même degré.

Choisir un vin sur des critères objectifs

Pour choisir un vin, les informations utiles sont celles de l’étiquette : l’appellation ou l’indication géographique, le ou les cépages, le millésime, le degré d’alcool, et, pour les vins produits depuis le 8 décembre 2023, la liste des ingrédients et la déclaration nutritionnelle, sur l’étiquette ou derrière un QR code. Un degré plus faible signifie moins d’alcool par verre.

Les repères de consommation

Pour les adultes qui consomment de l’alcool, Santé publique France et l’Institut national du cancer recommandent de ne pas dépasser 10 verres standard par semaine, de ne pas boire plus de 2 verres standard par jour et d’avoir des jours sans consommation dans la semaine. Un verre standard contient 10 grammes d’alcool pur, soit environ 10 cl de vin à 12 %. Ces repères limitent les risques sans les supprimer : selon Santé publique France, les risques existent dès le premier verre quotidien.

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