Un vin blanc accompagne souvent un plat de poisson, de crustacés ou de pâtes. Ce qui se passe ensuite dans l’organisme ne dépend pas de la couleur du vin mais de la quantité d’alcool qu’il contient : un verre standard, soit environ 10 cl de vin à 12 %, apporte 10 grammes d’alcool pur.
De l’estomac au sang : l’alcoolémie
L’alcool n’est pas digéré : il passe directement dans le sang, un peu par l’estomac et surtout par l’intestin grêle. L’alcoolémie atteint son maximum environ une demi-heure après la prise à jeun, et environ une heure si l’on mange en même temps. Elle dépend du poids, du sexe, de l’état de santé et de la vitesse à laquelle on boit.
Le foie élimine ensuite l’alcool à un rythme qu’on ne peut pas accélérer, de l’ordre de 0,10 à 0,15 gramme par litre de sang et par heure. Ni le café, ni une douche froide, ni un effort physique ne font baisser l’alcoolémie plus vite. Au volant, la limite légale est de 0,5 g par litre de sang, et de 0,2 g pour les conducteurs en permis probatoire.
Les effets dans les heures qui suivent
- Vigilance et réflexes : dès les premiers verres, le champ visuel se rétrécit, les réflexes ralentissent et l’on évalue moins bien les distances et les risques.
- Déshydratation : l’alcool fait uriner davantage.
- Sommeil : l’alcool peut faire s’endormir plus vite, mais il fragmente le sommeil et en réduit la qualité, d’où une fatigue au réveil.
- Sulfites : chez les personnes sensibles, en particulier certaines personnes asthmatiques, les sulfites peuvent provoquer des réactions ; c’est pourquoi la mention « contient des sulfites » est obligatoire sur l’étiquette au-delà de 10 mg par litre.

Les effets d’une consommation régulière
À long terme, l’alcool augmente le risque de nombreuses maladies : cancers (bouche, gorge, œsophage, foie, côlon et rectum, sein), maladies du foie, hypertension artérielle, troubles du rythme cardiaque, accidents vasculaires cérébraux. Le Centre international de recherche sur le cancer classe l’alcool parmi les cancérogènes certains pour l’homme. Le vin blanc n’échappe pas à la règle : c’est l’éthanol qui est en cause, quelle que soit la boisson.
Côté énergie, l’alcool apporte 7 kcal par gramme, soit environ 70 kcal pour un verre standard, sans compter les sucres résiduels, nettement plus abondants dans un vin moelleux ou liquoreux que dans un vin sec.
Les repères de consommation
Pour les adultes qui consomment de l’alcool, Santé publique France et l’Institut national du cancer recommandent de ne pas dépasser 10 verres standard par semaine, de ne pas boire plus de 2 verres standard par jour et d’avoir des jours sans consommation dans la semaine. Un verre standard contient 10 grammes d’alcool pur, soit environ 10 cl de vin à 12 %. Ces repères limitent les risques sans les supprimer : selon Santé publique France, les risques existent dès le premier verre quotidien.
L’alcool interagit avec de nombreux médicaments (somnifères, anxiolytiques, antalgiques, antidiabétiques notamment) : en cas de traitement, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien. Pendant la grossesse, l’alcool est déconseillé dès le premier verre.




