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Quelles sont les différences entre le vin biodynamique, le vin naturel et le vin biologique ?

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Quelles sont les différences entre le vin biodynamique, le vin naturel et le vin biologique ?

Vin bio, vin biodynamique, vin naturel : ces trois termes désignent des façons de faire différentes, que les guides comme le Guide Hachette des vins prennent soin de distinguer. Un vin bio, biodynamique ou naturel n’est pas forcément meilleur qu’un vin conventionnel : ces mentions renseignent surtout sur la façon dont la vigne est cultivée et dont le vin est élaboré, dans le respect de l’environnement.

Depuis le 8 décembre 2023, la liste des ingrédients et la déclaration nutritionnelle doivent être fournies pour les vins produits à partir de cette date, sur l’étiquette ou par un QR code. Les pratiques œnologiques autorisées, encadrées par la réglementation européenne, restent nombreuses. Pour cette raison, il existe de plus en plus de certifications (AB, Demeter, etc.) qui permettent de réglementer et de différencier le processus de fabrication du vin.

Le vin bio

Le vin bio existe officiellement depuis 2012 : un règlement européen encadre depuis cette date toute l’élaboration du vin, et plus seulement la culture du raisin. Une exploitation doit passer par une période de conversion de trois ans avant de vendre son vin sous la mention « bio » ; pendant ce temps, elle applique déjà le cahier des charges et elle est contrôlée par un organisme certificateur. Le logo AB (Agriculture biologique), le plus connu en France, figure sur les étiquettes aux côtés du logo bio européen.

La certification interdit les produits de synthèse dans la vigne : désherbants, insecticides et fongicides chimiques. Les vignerons bio protègent donc leurs vignes avec du soufre et du cuivre, dont les doses sont plafonnées. Ils doivent aussi limiter les interventions pendant la vinification : les doses de sulfites autorisées sont plus faibles que pour un vin conventionnel.

La certification autorise néanmoins plusieurs pratiques, comme l’acidification et la désacidification, l’ajout de copeaux de chêne ou de levures sélectionnées, ainsi que certaines opérations de stabilisation du vin.

Vin élaboré selon des méthodes biodynamiques

La biodynamie va plus loin que le bio. Elle s’appuie sur les conférences données en 1924 par Rudolf Steiner (1861-1925), philosophe autrichien et fondateur de l’anthroposophie. Cette méthode cherche à stimuler la vie du sol pour favoriser les échanges de nutriments entre la plante et la terre. Les vignerons appliquent des préparations à base de plantes, de bouse ou de silice, censées renforcer la vigne.

Les travaux suivent aussi un calendrier qui tient compte des cycles de la Lune. Le cahier des charges de Demeter, marque internationale de certification de la biodynamie, est plus strict que celui du bio : il limite davantage les sulfites et la plupart des ajouts œnologiques, et un domaine doit être certifié bio pour l’obtenir. Biodyvin est une autre certification, propre au vin.

Le vin naturel

Le vin « naturel » n’a pas de définition légale. Contrairement au bio, encadré par la réglementation européenne et signalé par le logo AB, ou à la biodynamie, certifiée par Demeter, il n’existe pas de logo officiel ni de valeur juridique pour le vin naturel. Il existe en revanche des chartes privées : celle de l’Association des vins naturels et, depuis 2020, la marque « Vin méthode nature » du Syndicat de défense des vins nature’l. Elles imposent notamment des raisins issus de l’agriculture biologique, des vendanges manuelles, des levures indigènes et une dose de sulfites très faible, voire nulle.

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