La diversité des vins rouges rend le choix difficile : appellations, cépages, millésimes et styles se comptent par centaines, et trouver la bonne bouteille pour un plat donné demande quelques repères. Avant de parler des meilleurs, rappelons ce qu’est un vin rouge.
Le vin rouge est obtenu à partir de raisins noirs dont le jus a fermenté avec les peaux et les pépins : c’est cette macération qui lui donne sa couleur et ses tanins.
Y a-t-il des vins rouges meilleurs que les autres ?
Il n’existe pas de meilleur vin rouge dans l’absolu. La qualité d’un vin tient au vignoble, au producteur et au millésime, et le plaisir qu’on y trouve dépend du goût de chacun et du plat qu’il accompagne. Certaines familles de vins offrent toutefois des repères utiles.
Le meilleur rapport qualité-prix
La vallée du Rhône, en particulier sa partie méridionale, est réputée pour ses rouges au bon rapport qualité-prix. Les côtes-du-rhône, assemblages où dominent le plus souvent le grenache et la syrah, donnent des vins fruités et épicés, aux tanins souples. Ils accompagnent les grillades, la charcuterie ou les plats mijotés, et la plupart se boivent jeunes.
Les assemblages grenache, syrah et mourvèdre
Dans les crus du Rhône méridional comme Gigondas, Vacqueyras ou Châteauneuf-du-Pape, comme en Languedoc ou en Provence, l’assemblage de grenache, de syrah et de mourvèdre donne des vins plus corsés, aux arômes de fruits noirs, d’épices et parfois de notes fumées. Les meilleurs peuvent se garder plusieurs années. Ils vont bien avec le gibier, les viandes en sauce ou les fromages affinés.
Bordeaux et le cabernet franc
À Bordeaux, les rouges assemblent surtout le merlot, cépage le plus planté du vignoble, et le cabernet-sauvignon, souvent complétés par du cabernet franc. Le cabernet franc, moins tannique que le cabernet-sauvignon, est aussi le grand cépage rouge de la vallée de la Loire, à Chinon, Bourgueil ou Saumur-Champigny : il y donne des vins plus légers et frais, aux notes de fruits rouges.

Comment choisir un vin rouge ?
En fonction de son style
Deux bouteilles de vin rouge ne se ressemblent jamais tout à fait. L’intensité d’un vin dépend surtout de sa teneur en tanins, de sa concentration et de son élevage, plus ou moins long, en cuve ou en fût.
Pour un vin souple et fruité, mieux vaut choisir un rouge à la robe claire, issu d’un cépage à peau fine comme le gamay ou le pinot noir, plutôt qu’un rouge sombre et très concentré. Moins riche en tanins, ce type de vin garde une belle acidité. Souvent jeune et peu ou pas élevé en barrique, il se sert légèrement frais, autour de 14 °C.
En fonction de son goût
Certains rouges sont légers et délicats, d’autres puissants et charpentés. Pour savoir ce que l’on aime, le plus simple est de goûter des vins issus de cépages différents et de noter ceux qui ont le plus marqué.
On repère ainsi peu à peu le cépage ou la région qui correspond à son palais. Pour un vin fruité et frais, on se tourne plutôt vers des vignobles au climat plus frais : le pinot noir de Bourgogne, le gamay du Beaujolais, le cabernet franc de la Loire. Pour un vin plus chaleureux et épicé, vers les syrahs et les grenaches de la vallée du Rhône et du Languedoc.
Plus un rouge est puissant et structuré, plus il gagne à passer en carafe avant le service : l’aération libère ses arômes et assouplit ses tanins.




